27 avr. 2018

Filer les fibres multicolores : pas à pas

 
Les fibres teintes multicolores sont parfois un casse tête pour les fileuses. Comment mettre en valeur les couleurs qui nous ont tellement plu à l’achat de la fibre? Tout le jeu du filage vient de l’abondance  d’options possibles. Dans ce billet, je vous explique pas à pas comment j’ai créé le fil ci dessus, à partir de la dose de fibre ci dessous:


Alors inscrite au “Fiber Club” de Hello Yarn, j’ai reçu cette laine shetland en février 2016. Une bonne cuvée!


La fibre est teinte dans des couleurs d’arc en ciel soutenues, avec beaucoup de violet.


J’ai séparé la fibre en longueurs contenant toute la progression violet-blue-vert-jaune, en écartant une partie du violet pour rééquilibrer à mon goût les couleurs. 

   

En séparant la fibre en sections plus fines, j’accélère la transition entre les couleurs. (Parfois je file toute la largeur pour de très longues sections de fil monochrome).


J’utilise mon rouet Ashford Suzie pour la plupart de mes projets de filage.

 

Je m’efforce de garder une épaisseur relativement constante et m’aide de l’angle et de la distance de répétition des torsions pour obtenir un fil régulier. Je ne cherche cependant pas la perfection car je file pour le plaisir et la relaxation, et j’aime l’aspect fait main du fil légèrement irrégulier. 


(Mes mains sont normalement plus loin de l’orifice. Ceci est une photo à l’arrêt, avec la tablette dans la main droite.)

Je n’ai pas de photos du retors, mais pour ce fil j’ai choisi d’employer un fil métallisé de Colourmart (qui vend des restes d’usines de luxe) ce qui me permet de conserver les couleurs pures tout en obtenant un fil relaxé et équilibré pour le tricot. Le petit reflet métallique brun foncé ajoute à l’aspect « plumes d’oiseau presque noir » qui m’est apparu en filant cette laine. 
Il est possible de tricoter avec un fil simple, non retordu, mais il aurait fallu le filer beaucoup plus lâchement pour que le tissu obtenu ne se déforme pas et soit doux.

Le fil vu de près :


Des questions?

24 avr. 2018

Edinburgh fin: le froid et un musée

Le froid glacial et les giboulées en plein mois de mars ont perturbés mes plans d’exploration de la ville et de ses environs. Mais ils ont justifié une dose supplémentaires de tricots sur ma tenue. Héhé...

Dire que la vue de ma fenêtre était splendidement printanière à mon arrivée. Le contraste est frappant.



Du coup j’ai passé une bonne partie de ma journée à entrer dans toutes les portes ouvertes qui voulaient bien m’abriter. Et grâce aux conseils avisés d’un ami, je me suis retrouvée mêlée à la foule réfugiée dans les espaces accueillants et divertissants du formidable Royal Museum of Scotland.

Un coup de foudre.



Sur la photo ci-dessous, appréciez la situation de la cafétéria: sur le balcon ensoleillé, avec dégagement et vue sur le hall absolument splendide. Le musée était grouillant de monde, des touristes aux familles locales en passant par des groupes venus dessiner et apprendre l’aquarelle. Je n’ai pu qu'effleurer la richesse de la collection explorée, et l’ambiance décontractée facilitait les échanges sympathiques entre visiteurs. Tout cela avec une entrée gratuite et un personnel simplement accueillant qui donne l’impression d’être chez soi.

 

Il n’y a pas photo. Les Royaumes Unis et parmi eux l'Écosse ont compris à quoi sert un musée et comment le faire vivre mieux que quiconque.

 

Cette photo a été prise de retour chez moi, mais j’ai tricoté quelques rangées de ce bonnet au musée royal d’Écosse, attablée avec un délicieux lunch, et entourée d’aquarellistes touchants de concentration. Un beau souvenir.

23 avr. 2018

Couture express: linges de cuisine

Le redoux m'ouvrant les portes de l’atelier, j'ai profité de quelques interstices dans un dimanche bien rempli pour coudre vite fait bien fait deux linges de cuisine en lin commandés en décembre sur Spoonflower. Il était temps! 
(Ben oui, un linge calendrier c’est quand même pas mal de l’employer au moins une fois avant décembre.)



Des deux autres cousus le 22 décembre au soir, l'un était parti chez ma sœur et l'autre s'est mis au travail et a déjà acquis une patine adaptée à son thème d'art sur ardoise.



Ce que j’ai appris: lorsque ma machine fait des siennes et que j’ai déjà changé l’aiguille et nettoyé trois fois tous les recoins accessibles de son mécanisme... il ne faut pas hésiter à changer la nouvelle aiguille! Grrr.

Et que je préfère les attaches dans les coins qu’au centre du linge.

Et que c’est vraiment agréable d’avoir des petits projets prêt à coudre pour glisser des moments rien que pour moi dans des journées sur occupées. Même basiques. Surtout basiques.

Edinburgh suite : de la laine!

(Suite tardive de mes aventures au festival de la laine. La vie n’est pas un fleuve tranquille. Du coup, il est possible que mes posts soient un peu mélangés. Bah!)

 
Le samedi, ma deuxième journée au festival a été l'occasion d'enrichir l'arc en ciel de mes achats et d'acheter de la fibre à filer, puisque le cours de jeudi avait réveillé mon désir. 

 

  

  


J'ai aussi squatté au moins deux heures le stand de SpinCity, fait ami-ami avec encore une bonne douzaine de passionnés au moins, dégusté un cake au carottes si délicieux qu'il faut que je revoie notre recette, et tripoté deux demi tonnes de laines variées.

27 mars 2018

Edinburgh : marcher jusqu’au marché

- - - aperçus de mon voyage à Edinburgh pour le festival de la laine 2018 - - -

Ça commençait bien: Évidemment je n'avais pas emporté de brosse, et mes cheveux avaient décidé de me donner l'air d'une crazy lady. Heureusement ma jupe faite main était l’arme parfaite pour détourner les regards des tricoteuses de ma tignasse.
(Oui, ça a marché.)


J'ai préparé ma jolie promenade pour me rendre au Corn Market, lieu du festival à pied. La distance n’était pas énorme depuis la gare Haymarket et prendre l’air avant d’aborder la foule me semblait sage. J'ai amélioré en cours de route mon chemin pour suivre le ruisseau mais le temps est à peu près similaire. Heureusement que j’avais la carte, parce que les indications ne sont pas pléthoriques, d’autant moins pour les piétons.


Arrivée au marché, j’ai été renversée par le nombre de stands et la beauté des laines proposées. Tout le monde, vendeurs, artisans, public, organisateurs étaient incroyablement gentils, ouverts et amicaux. Mais je pense avoir répété une bonne vingtaine de fois que j’étais abasourdie. Apparemment arriver dans son paradis peut être un gros choc.

  

Le premier achat pour lequel je me suis décidée a été un kit de Jamieson, dans mes couleurs fétiches. Une laine de référence pour tenter à nouveau l’aventure du tricot fair isle que je trouve si beau (motifs à deux couleurs par rang, pour faire bref.) Sans m’en rendre compte cette harmonie de couleur est devenue grosso  modo le thème de ma journée.


Le stand de Stephen et Pénélope, inévitable au milieu de l’entrée, était vivant, vibrant et un peu fou. J’ai craqué pour deux écheveaux trop chers mais absolument sublimes.

 

Gros coup de cœur amical pour la vendeuse Linda. J’ai découvert depuis qu’elle est fan de Barbapapa. Les meilleurs. 


Mon fil préféré. L’éleveur-vendeur a d’autant mieux compris ma valse de la tentation autour de ses écheveaux que sa femme lui a interdit d’en garder pour lui même! Il est trop lent et doit finir son tricot en cours! C’était et mignon. Je lui ai offert les miens mais (heureusement) il a refusé. Je suis retourné en acheter plus le samedi.


De la fibre de shetland pour le filage, acheté après les cours qui m’a motivé a reprendre rouet et fuseaux. 

La photo de groupe (je crois qu’elle est sur Flickr) montre bien le thème bleu/jaune brun du jour. Ma conclusion le soir fut que, par trop déstabilisée, je m’étais rabattue sur mes valeurs sûres. Je ne regrette rien, toutes ces laines sont magnifiques et je les utiliseraient avec plaisir.

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14 mars 2018

Je suis à Edinburgh. Amazing.


 
Curieusement, il y avait plein de personnes avec de jolis bonnets, de beaux châles, des pulls élégants... tricotés main dans mon avion. ;-)



Voici la vue depuis ma chambre.



Beautiful.

11 mars 2018

Un pull de festival?! Quoi?!

Quand une tricoteuse se rend à l’Edinburgh Yarn Festival, elle se tricote un pull tout neuf pour l'occasion. 



Pas le temps d'expliquer, j'ai aussi une jupe sur les aiguilles.
J'y retourne!

7 mars 2018

Februar, ou l’erreur comme source de création


Februar a subit les effets de ma distraction. 


Terminé à temps, j’ai évidemment oublié de publier son image sur mon blog, mais surtout j'ai commis des erreurs dans le placement de quelques motifs. Dans certains cas c'était imperceptible et ça n'a rien changé. Mais lorsque le sablier est monté au lieu de descendre, et que je ne m’en suis aperçue qu’après l’avoir fini... j'ai saisi l'occasion pour supprimer la couronne qui devait apparaître à cet emplacement et qui ne m’inspirait pas. Improvisant une grande étoile pour guider le bateau, j’ai également amélioré le physique de son passager et inventé une histoire d’amitié entre un pirate et des sirènes jongleuses de coquillages.
Vive Barberousse! Vive la liberté! Vive les erreurs qui libèrent la créativité.

Fremme Calendar 1961, Ida Winckler
Fils danois sur lin 11 fils au cm.